jeudi 13 janvier 2011

Proudhon : "La propriété, c'est le vol" (extrait de Philosophie magazine n°16, février 2008)

Pour les élèves de STI, en écho au D.S (texte de Locke sur le fondement et les limites de la propriété privée)


Proudhon

2 commentaires:

  1. LA PROPRIÉTÉ A-T-ELLE LA PRIORITÉ ?

    À l’heure où l’âge de la retraite vient d’être repoussé à 62 ans et où l’universalisation du profit et de la misère semble sur le point d’atteindre son acmé, la question posée en 1840 par Pierre-Joseph Proudhon - Qu’est-ce que la propriété ? reste d’autant plus d’actualité.
    Tout d’abord, ne serait-il pas légitime que les richesses produites par tout un chacun au cours de son existence professionnelle et laborieuse lui assurent, pour ses vieux jours, une juste rétribution ? Les fortunes dégagées par les entreprises, le commerce, les échanges de toutes sortes ne devraient-elles pas être redistribuées comme le clame Proudhon, à ceux-là même qui ont au moins la moitié de leur existence été les artisans et donc les légitimes bénéficiaires de ces profits souvent énormes ? « Quiconque travaille devient propriétaire ; ce fait ne peut être nié dans les principes actuels de l’économie politique et du droit. Et quand je dis propriétaire : je n’entends pas seulement, comme nos économistes hypocrites, propriétaire de ses appointements, de son salaire, de ses gages ; je veux dire propriétaire de la valeur qu’il crée, et dont le maître seul tire le bénéfice . »
    Ne sont-ce pas là les véritables actionnaires, autrement dit ceux qui, par leur action ouvrière ont participé à la transformation de la matière brute ? L’ouvrier, l’employé, le salarié de manière générale n’a-t-il pas droit au même statut que l’inventeur qui perçoit sur chaque produit manufacturé et vendu un juste bénéfice ?
    « Mais la propriété privée des moyens de production autorise le capitaliste à rémunérer le travailleur non sur la production à laquelle il a contribué comme élément du groupe, mais sur la base individuelle de ce qu’il aurait produit s’il avait été privé de la force collective de l’atelier. Le capitaliste empoche la différence et ce surplus engendré par la collectivité est soustrait aux travailleurs. Le propriétaire perçoit une rémunération du fait de sa propriété sans y apporter son propre travail . »
    Sur des salaires le plus souvent injustes au vu du travail fourni et des richesses produites en commun, l’ouvrier est à nouveau mis à contribution. Ceci afin de gaver des caisses de retraite et d’assurance-maladie dont il ne sera jamais assuré de retrouver l’argent qu’il y a contre son gré englouti. Les gains et les dividendes qu’il a générés tout au long de sa vie par son propre travail seraient largement à même d’assurer les dépenses quotidiennes de ses années de retraite amplement méritée. Qui plus est, tout cet argent arbitrairement et injustement ponctionné sous couvert d’une solidarité intergénérationnelle de façade, ne servira, par l’intermédiaire des organismes financiers les plus divers, qu’à alimenter la spéculation et enfler les profits grâce à l’argent et donc au travail de l’ouvrier sous-payé, abusé, exploité, corvéable à merci et souvent remercié. Un ouvrier le plus souvent dépouillé de sa vie, de son temps libre, de sa santé physique et parfois mentale ; de ses rêves, de ses idéaux, de sa liberté et parfois même de sa dignité. Enfin, cet argent habilement extorqué à tous les travailleurs du monde par les professionnels de la spéculation et de la spoliation puis « blanchi » par les différents organismes patentés de l’économie dite libérale, est finalement prêté à des taux scandaleux à ces mêmes travailleurs contraints de s’aliéner leur vie durant pour rembourser au centuple des sommes qui leur revenaient de droit. Enfin, ces dividendes, quand ils ne sont pas ponctionnés par les différents organismes privés ou d’État ; quand ils ne sont pas aussi réinjectés dans l’outil de travail afin d’en accroître toujours plus la productivité et le trésor de guerre, sont arbitrairement reversés à ceux-là seuls qui se sont arrogé un droit de propriété illégitime. Car l’outil de travail lui-même, s’il est né de l’initiative d’une poignée de décideurs, n’en demeure pas moins le fruit du travail de tous. (Lire la suite sur http://les-naufrages-de-dieu.over-blog.fr ).

    Sébastien Junca.

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  2. c'est vrai, toute cette chaîne plus ou plutôt moins humaine qu'on appelle la société est très mal organisée. les écoles étouffent les enfants les réduisant à des prisonniers avec interdiction de se lever quand bon leur semble sans demander la permission et dans la seule possibilité d'aller aux toilettes jusqu'au terme de la journée. ils ont droit à une récréation de 15 mn pour se dégourdir les jambes, impensable quand on sait que les enfants sont pourvu d'une forte activité motrice jusqu'à l'âge adulte. les assurances autrefois étaient là pour permettre aux personnes dont les moyens sont comptés d'aller chez le médecin. aujourd'hui, les personnes achètent à journée faites tout ce qu'ils leur fait plus ou moins plaisir et donc auraient les moyens de payer leur médecin hormis les opérations ou les accidents. quant au capitalisme, on a encore rien trouver de mieux pour permettre à la société de se construire une ville puis un pays puis un continent puis le monde afin qu'il tourne toujours avec les mêmes injustices, preuve que l'humain est loin d'être parfait.

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