vendredi 14 janvier 2011

Bergson : la joie n'est pas le plaisir


Texte lu par Jean Vilar (1971)



"Les philosophes qui ont spéculé sur la signification de la vie et sur la destinée de l'homme n'ont pas assez remarqué que la nature a pris la peine de nous renseigner là-dessus elle-même. Elle nous avertit par un signe précis que notre destination est atteinte. Ce signe est la joie. Je dis la joie, je ne dis pas le plaisir. Le plaisir n'est qu'un artifice imaginé par la nature pour obtenir de l'être vivant la conservation de la vie ; il n'indique pas la direction où la vie est lancée. Mais la joie annonce toujours que la vie a réussi, qu'elle a gagné du terrain, qu'elle a remporté une victoire : toute grande joie a un accent triomphal. Or, si nous tenons compte de cette indication et si nous suivons cette nouvelle ligne de faits, nous trouvons que partout où il y a joie, il y a création : plus riche est la création, plus profonde est la joie. "
                                                                                                                      

                                                                                                      BERGSON, 
L'Energie spirituelle










jeudi 13 janvier 2011

Freud : "L'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime"


      On nous conteste de tous côtés le droit d'admettre un psychique inconscient et de travailler scientifiquement avec cette hypothèse. Nous pouvons répondre à cela que l'hypothèse de l'inconscient est nécessaire et légitime, et que nous possédons de multiples preuves de l'existence de l'inconscient. Elle est nécessaire, parce que les données de la conscience sont extrêmement lacunaires ; aussi bien chez l'homme sain que chez le malade, et il se produit fréquemment des actes psychiques qui, pour être expliqués, présupposent d'autres actes qui, eux, ne bénéficient pas du témoignage de la conscience. Ces actes ne sont pas seulement les actes manqués et les rêves, chez l'homme sain, et tout ce qu'on appelle symptômes psychiques et phénomènes compulsionnels chez le malade ; notre expérience quotidienne la plus personnelle nous met en présence d'idées qui nous viennent sans que nous en connaissions l'origine, et de résultats de pensée dont l'élaboration nous est demeurée cachée. Tous ces actes conscients demeurent incohérents et incompréhensibles si nous nous obstinons à prétendre qu'il faut bien percevoir par la conscience tout ce qui se passe en nous en fait d'actes psychiques; mais ils s'ordonnent dans un ensemble dont on peut montrer la cohérence, si nous interpolons les actes inconscients inférés. Or, nous trouvons dans ce gain de sens et de cohérence une raison, pleinement justifiée, d'aller au-delà de l'expérience immédiate. Et s'il s'avère de plus que nous pouvons fonder sur l'hypothèse de l'inconscient une pratique couronnée de succès, par laquelle nous influençons, conformément à un but donné, le cours de processus conscients, nous aurons acquis, avec ce succès, une preuve incontestablement de l'existence de ce dont nous avons fait l'hypothèse. L'on doit donc se ranger à l'avis que ce n'est qu'au prix d'une prétention intenable que l'on peut exiger que tout ce qui se produit dans le domaine psychique doive aussi être connu de la conscience.


                                                               FREUD, Métapsychologie, "Inconscient", §. 1, éd. Gallimard, "Idées", pp. 66-6

Proudhon : "La propriété, c'est le vol" (extrait de Philosophie magazine n°16, février 2008)

Pour les élèves de STI, en écho au D.S (texte de Locke sur le fondement et les limites de la propriété privée)


Proudhon

dimanche 9 janvier 2011

Freud : le sens des symptômes et le symbolisme dans le rêve (extrait de l'Introduction à la psychanalyse (1915-1917), 3ème partie, Théorie générale des névroses :

sens_symptome

Freud : La structure de la personnalité psychique (1932)


La structure de la personnalité psychique : schéma de Freud, Nouvelles conférences sur la psychanalyse (1932), 3ème conférence, "Les diverses instances de la personnalité psychique", Gallimard, 1936 pour la traduction française.

Pour rire : dialogue sur un palier de et avec Dubillard ;-)

Les Diablogues hier (1969)...





Et aujourd'hui (François Morel et Jacques Gamblin)